______Les portes du village semblaient s'accroître au fur et à mesure que j'avançais. Enfin. Je sentais mes pieds prêts à faire exploser mes sandales noires délabrées par la boue. Toute tachée de terre, j'eus soudain une folle envie de crier "Vive la pluie, vive l'hiver". Ah, la bonne blague.
_____Mes cheveux sombres dansaient avec le vent frais qui ne cessait de mordiller ma nuque. Des milliers de frissons parcoururent mon corps affaibli par le long voyage que j'avais entamé, il y a de cela quatre jours. Quelle idée de m'envoyer à Konoha, franchement.
- Votre nom, s'il-vous-plaît.
_____Pourquoi se donner la peine de répondre à ce truc ? C'est carnaval, aujourd'hui ?
- Hum. Akane, lançai-je dans un soupir profond. Je ne possède pas de nom de famille.
_____Il leva un sourcil en me jettant un regard interrogateur, puis inscrit mon prénom sur sa liste. C'est alors que ses yeux s'écarquillèrent, accompagnant son sourire disons... débile. Ouais, c'était ça, un sourire complètement stupide.
- Je vois. Vous venez du Pays de la Terre, non ? Maître Hokage vous attend.
_____J'entrepris alors de me fondre dans cette masse de villageois déjà surexcités, tandis que dix heures s'affichaient sur le cadran de ma montre. Je soulevai la capuche de mon sweat noir pour couvrir mes cheveux ondulés et continuais tranquillement mon chemin, les mains dans les poches, lorsqu'un enfant me bouscula violemment et tomba au sol. 'Fais chier.
- Sale môme.
- P-pardon.
_____Il se redressa et s'apprêta à repartir, mais je m'étais juré de ne pas le laisser s'en tirer comme ça. J'agrippai fermement le col de son T-shirt et le décolla du sol pour qu'il se trouve nez à nez avec moi.
- Prie pour ne jamais recroiser mon chemin, gamin. Je ne te ferai plus de cadeau.
_____Le petit dégluttit avec difficulté, les yeux embués de larmes. A vrai dire, cette situation m'amusait. Le démon qui est en moi commençait à se réveiller peu à peu. Un écho sinistre et froid se mit à résonner dans ma tête.
- Ne perds pas ton temps avec ce gamin... Bientôt, tu pourras déguster des âmes plus brûlantes...
_____Je posai le gamin au sol afin de le laisser s'échapper puis m'avançai vers le domaine privé du Hokage. La voix retentit à nouveau en moi.
- Qu'en dis-tu ? En participant aux missions que te confiera cette stupide femme, tu pourras en avaler de bien meilleures...
- Je m'en réjouis d'avance, dis-je, un sourire aux lèvres.
_____Les gardes relevèrent mon identité avant de me laisser pénetrer dans le bâtiment principal, celui qui surplombait tout le village, de son air imposant et fier. Les escaliers me conduisirent directement jusqu'au bureau de Sa Majesté - pensais-je ironiquement - et c'est ainsi que je me trouvai devant une grande porte rouge. Après avoir toqué plus de trois fois, une voix lasse m'invita à entrer.
- C'est pourquoi ?
- Je suis Akane, envoyée par le Kage du village caché des forges.
_____Son visage apparut alors derrière un tas de documents empilés sur son large bureau.
- Je vois que t'es en avance. Approche donc !
_____Je fis quelques pas en avant. Elle m'observa un bon moment sans rien dire, et se décida à engager la conversation seulement cinq minutes plus tard.
- Dans un premier temps, tu logeras chez mon disciple, Sakura. Je te donne deux jours pour te reposer. Ensuite, tu intègreras une équipe de junnins et enchaîneras les missions, plus dangereuses les unes que les autres. Es-tu d'accord ?
- Quelle question ! Comme si j'avais le choix.
_____Voyant mon attitude désinterressée à son égard, elle fronça des sourcils pour souligner sa colère et se mit à aboyer le nom de son assistante.
- Shizune !
- Oui ? Qu'y a-t-il ? demanda-t-elle, à bout de souffle.
- Emmène cette fille chez Sakura, tonna la blonde.
- Tout de suite !
_____La dénommée Shizune me conduisit en dehors du bureau du Hokage. Soudain, un bruit violent et aigu à la fois retentit de son bureau. Je tournai ma tête vers sa provenance en haussant les sourcils.
- Elle a juste balancé sa chaise par la fenêtre. Ne t'en fais pas, ça lui passera.
- Les vitriers du coin doivent être milliardaires, murmurai-je.
_____Je soupirai et suivit la brune hors du domaine. La foule était plus dense, et je tentais à plusieurs reprises de me frayer un chemin avec mes coudes. Nous nous arretâmes enfin devant un appartement jaune, chalereux. Shizune poussa la porte de fer, et m'accompagna jusqu'au deuxième étage. Le dernier, plus précisément.
- Sakura ! Tu es là ?
_____Mes cheveux sombres dansaient avec le vent frais qui ne cessait de mordiller ma nuque. Des milliers de frissons parcoururent mon corps affaibli par le long voyage que j'avais entamé, il y a de cela quatre jours. Quelle idée de m'envoyer à Konoha, franchement.
- Votre nom, s'il-vous-plaît.
_____Pourquoi se donner la peine de répondre à ce truc ? C'est carnaval, aujourd'hui ?
- Hum. Akane, lançai-je dans un soupir profond. Je ne possède pas de nom de famille.
_____Il leva un sourcil en me jettant un regard interrogateur, puis inscrit mon prénom sur sa liste. C'est alors que ses yeux s'écarquillèrent, accompagnant son sourire disons... débile. Ouais, c'était ça, un sourire complètement stupide.
- Je vois. Vous venez du Pays de la Terre, non ? Maître Hokage vous attend.
_____J'entrepris alors de me fondre dans cette masse de villageois déjà surexcités, tandis que dix heures s'affichaient sur le cadran de ma montre. Je soulevai la capuche de mon sweat noir pour couvrir mes cheveux ondulés et continuais tranquillement mon chemin, les mains dans les poches, lorsqu'un enfant me bouscula violemment et tomba au sol. 'Fais chier.
- Sale môme.
- P-pardon.
_____Il se redressa et s'apprêta à repartir, mais je m'étais juré de ne pas le laisser s'en tirer comme ça. J'agrippai fermement le col de son T-shirt et le décolla du sol pour qu'il se trouve nez à nez avec moi.
- Prie pour ne jamais recroiser mon chemin, gamin. Je ne te ferai plus de cadeau.
_____Le petit dégluttit avec difficulté, les yeux embués de larmes. A vrai dire, cette situation m'amusait. Le démon qui est en moi commençait à se réveiller peu à peu. Un écho sinistre et froid se mit à résonner dans ma tête.
- Ne perds pas ton temps avec ce gamin... Bientôt, tu pourras déguster des âmes plus brûlantes...
_____Je posai le gamin au sol afin de le laisser s'échapper puis m'avançai vers le domaine privé du Hokage. La voix retentit à nouveau en moi.
- Qu'en dis-tu ? En participant aux missions que te confiera cette stupide femme, tu pourras en avaler de bien meilleures...
- Je m'en réjouis d'avance, dis-je, un sourire aux lèvres.
_____Les gardes relevèrent mon identité avant de me laisser pénetrer dans le bâtiment principal, celui qui surplombait tout le village, de son air imposant et fier. Les escaliers me conduisirent directement jusqu'au bureau de Sa Majesté - pensais-je ironiquement - et c'est ainsi que je me trouvai devant une grande porte rouge. Après avoir toqué plus de trois fois, une voix lasse m'invita à entrer.
- C'est pourquoi ?
- Je suis Akane, envoyée par le Kage du village caché des forges.
_____Son visage apparut alors derrière un tas de documents empilés sur son large bureau.
- Je vois que t'es en avance. Approche donc !
_____Je fis quelques pas en avant. Elle m'observa un bon moment sans rien dire, et se décida à engager la conversation seulement cinq minutes plus tard.
- Dans un premier temps, tu logeras chez mon disciple, Sakura. Je te donne deux jours pour te reposer. Ensuite, tu intègreras une équipe de junnins et enchaîneras les missions, plus dangereuses les unes que les autres. Es-tu d'accord ?
- Quelle question ! Comme si j'avais le choix.
_____Voyant mon attitude désinterressée à son égard, elle fronça des sourcils pour souligner sa colère et se mit à aboyer le nom de son assistante.
- Shizune !
- Oui ? Qu'y a-t-il ? demanda-t-elle, à bout de souffle.
- Emmène cette fille chez Sakura, tonna la blonde.
- Tout de suite !
_____La dénommée Shizune me conduisit en dehors du bureau du Hokage. Soudain, un bruit violent et aigu à la fois retentit de son bureau. Je tournai ma tête vers sa provenance en haussant les sourcils.
- Elle a juste balancé sa chaise par la fenêtre. Ne t'en fais pas, ça lui passera.
- Les vitriers du coin doivent être milliardaires, murmurai-je.
_____Je soupirai et suivit la brune hors du domaine. La foule était plus dense, et je tentais à plusieurs reprises de me frayer un chemin avec mes coudes. Nous nous arretâmes enfin devant un appartement jaune, chalereux. Shizune poussa la porte de fer, et m'accompagna jusqu'au deuxième étage. Le dernier, plus précisément.
- Sakura ! Tu es là ?

