Chapitre I

Chapitre I
______Les portes du village semblaient s'accroître au fur et à mesure que j'avançais. Enfin. Je sentais mes pieds prêts à faire exploser mes sandales noires délabrées par la boue. Toute tachée de terre, j'eus soudain une folle envie de crier "Vive la pluie, vive l'hiver". Ah, la bonne blague.
_____Mes cheveux sombres dansaient avec le vent frais qui ne cessait de mordiller ma nuque. Des milliers de frissons parcoururent mon corps affaibli par le long voyage que j'avais entamé, il y a de cela quatre jours. Quelle idée de m'envoyer à Konoha, franchement.

- Votre nom, s'il-vous-plaît.

_____Pourquoi se donner la peine de répondre à ce truc ? C'est carnaval, aujourd'hui ?

- Hum. Akane, lançai-je dans un soupir profond. Je ne possède pas de nom de famille.

_____Il leva un sourcil en me jettant un regard interrogateur, puis inscrit mon prénom sur sa liste. C'est alors que ses yeux s'écarquillèrent, accompagnant son sourire disons... débile. Ouais, c'était ça, un sourire complètement stupide.

- Je vois. Vous venez du Pays de la Terre, non ? Maître Hokage vous attend.

_____J'entrepris alors de me fondre dans cette masse de villageois déjà surexcités, tandis que dix heures s'affichaient sur le cadran de ma montre. Je soulevai la capuche de mon sweat noir pour couvrir mes cheveux ondulés et continuais tranquillement mon chemin, les mains dans les poches, lorsqu'un enfant me bouscula violemment et tomba au sol. 'Fais chier.

- Sale môme.
- P-pardon.

_____Il se redressa et s'apprêta à repartir, mais je m'étais juré de ne pas le laisser s'en tirer comme ça. J'agrippai fermement le col de son T-shirt et le décolla du sol pour qu'il se trouve nez à nez avec moi.

- Prie pour ne jamais recroiser mon chemin, gamin. Je ne te ferai plus de cadeau.

_____Le petit dégluttit avec difficulté, les yeux embués de larmes. A vrai dire, cette situation m'amusait. Le démon qui est en moi commençait à se réveiller peu à peu. Un écho sinistre et froid se mit à résonner dans ma tête.

- Ne perds pas ton temps avec ce gamin... Bientôt, tu pourras déguster des âmes plus brûlantes...

_____Je posai le gamin au sol afin de le laisser s'échapper puis m'avançai vers le domaine privé du Hokage. La voix retentit à nouveau en moi.

- Qu'en dis-tu ? En participant aux missions que te confiera cette stupide femme, tu pourras en avaler de bien meilleures...
- Je m'en réjouis d'avance, dis-je, un sourire aux lèvres.

_____Les gardes relevèrent mon identité avant de me laisser pénetrer dans le bâtiment principal, celui qui surplombait tout le village, de son air imposant et fier. Les escaliers me conduisirent directement jusqu'au bureau de Sa Majesté - pensais-je ironiquement - et c'est ainsi que je me trouvai devant une grande porte rouge. Après avoir toqué plus de trois fois, une voix lasse m'invita à entrer.

- C'est pourquoi ?
- Je suis Akane, envoyée par le Kage du village caché des forges.

_____Son visage apparut alors derrière un tas de documents empilés sur son large bureau.

- Je vois que t'es en avance. Approche donc !

_____Je fis quelques pas en avant. Elle m'observa un bon moment sans rien dire, et se décida à engager la conversation seulement cinq minutes plus tard.

- Dans un premier temps, tu logeras chez mon disciple, Sakura. Je te donne deux jours pour te reposer. Ensuite, tu intègreras une équipe de junnins et enchaîneras les missions, plus dangereuses les unes que les autres. Es-tu d'accord ?
- Quelle question ! Comme si j'avais le choix.

_____Voyant mon attitude désinterressée à son égard, elle fronça des sourcils pour souligner sa colère et se mit à aboyer le nom de son assistante.

- Shizune !
- Oui ? Qu'y a-t-il ? demanda-t-elle, à bout de souffle.
- Emmène cette fille chez Sakura, tonna la blonde.
- Tout de suite !

_____La dénommée Shizune me conduisit en dehors du bureau du Hokage. Soudain, un bruit violent et aigu à la fois retentit de son bureau. Je tournai ma tête vers sa provenance en haussant les sourcils.

- Elle a juste balancé sa chaise par la fenêtre. Ne t'en fais pas, ça lui passera.
- Les vitriers du coin doivent être milliardaires, murmurai-je.

_____Je soupirai et suivit la brune hors du domaine. La foule était plus dense, et je tentais à plusieurs reprises de me frayer un chemin avec mes coudes. Nous nous arretâmes enfin devant un appartement jaune, chalereux. Shizune poussa la porte de fer, et m'accompagna jusqu'au deuxième étage. Le dernier, plus précisément.

- Sakura ! Tu es là ?

# Posté le lundi 14 juillet 2008 15:13

Modifié le mardi 15 juillet 2008 14:29

______Une jeune femme nous ouvrit et nous dévisageait avec ses grands yeux verts. Elle fit la moue et dit :

- Je suppose que Tsunade me convoque pour une mission, c'est ça ? Dites-lui que je suis crevée, dit-elle en s'apprêtant à refermer la porte.
- N-non, attends ! Si je suis venue, c'est pour te ramener Akane.
- Akane ?!

______Elle m'empoigna vivement le bras et m'attira vers l'intérieur après avoir remercié Shizune. J'admirais la décoration pendant qu'elle préparait le petit-déjeuner. Un large canapé vert était installé auprès de la fenêtre, dont l'angle gauche collait légèrement à un grand pot de fleurs; Une table basse était installée au centre de la pièce, sur un tapis marron qui couvrait presque tout le sol carrelé; le papier peint d'un bleu très pâle; et la télévision posée sur un petit meuble de bois. Rien de plus banal.
______Une ouverture entre deux petites blibliothèques donnait sur la terasse. Je sortis prendre l'air.
______Une brume de nacre épaisse avait envelloppé le village depuis mon arrivée. Je n'assimilais toujours pas pourquoi tant d'agitation y régnait. Peut-être qu'une fête s'y préparait. Je ne savais pas, je ne connaissais rien à la vie. Tout m'était complètement égal.

- C'est prêt ! me cria une voix depuis l'intérieur.

______Je me dirigeai à grands pas vers le salon, traversai le couloir et m'installai à table après avoir pénétré dans la cuisine. En voyant la table garnie de plats délicieux à l'odeur allechante, de multiples desserts et autres, j'eus un mouvement de recul. Il y avait de quoi nourrir quinze personnes, et j'esperais à ce moment-là que tout cela ne m'étais pas destiné.

- Allez, dépêches-toi de manger. J'ai faim, moi !
- Tais-toi, démon ! me dis-je, intérieurement, alors qu'un mal de tête atroce s'emparait de moi.
- En passant, demande à la Barbie si elle n'aurait pas deux ou trois cadavres pour moi.
- Je t'ai dit de te taire !
- Bon appétit, me dit la jeune femme, la bouche pleine.
- C'est ça, bon appétit.

______Après avoir avalé une tranche de pain grillé et bu une tasse de café, je m'essuyai la bouche et me levai de table.

- Tu ne manges plus ?!
- Je n'ai plus faim, merci.

______Mes pas me conduisirent jusqu'au salon. Je m'affalai alors sur le canapé creux pour me détendre un peu. Les yeux clos, je m'assoupis involontairement après quelques secondes écoulées trop rapidement.

*
*__*


- Petite, réveilles-toi !
- Humpf...
- Et c'est censé vouloir dire quoi, ça ?
- Fiches-moi la paix !

______Mes paupières étaient si lourdes. Je mis un certain temps avant de réussir à me réveiller complètement. Sakura était assise à l'autre bout du canapé. Elle m'esquissa un sourire, que je ne rendis pas. Elle me connaissait à peine, et toute cette hypocrisie eut sur moi l'effet d'une corde que l'on resserrait autour de mon cou. En gros, j'étouffais.
______Je bâillai puis secouai un peu la tête. Saleté de démon. Je devais également supporter cet imbécile. Maudit soit la personne qui l'a scellé dans mon corps.

- A qui dis-tu imbécile, petite ?
- Ta gueule.

______La jeune ninja se rapprocha de moi et me tendit un verre d'eau. Je lui fis un geste de la main pour le repousser puis bascula ma tête en arrière pour décompresser.

- Parle-moi un peu de toi, Akane.

______Mes yeux s'ouvrirent à nouveau. Je dirigeai mon regard vers elle et la fixai un instant, avec mon air habituel. C'est-à-dire, complètement neutre.

- Que veux-tu que je te dise ?
- Je...je ne sais pas.
- Improvise, petite !
- Je m'appelle Akane, j'ai dix-huit ans, orpheline depuis la naissance, j'ai vécu au village caché des forges, situé dans le pays de la Terre. Le Kage de mon village m'a envoyé ici pour venir en aide à Konoha pendant deux mois.
- Pour nous venir en aide, tu dis ?
- Apparemment, les ninjas expérimentés manquent dans votre village. En attendant que les chunnins passent à un grade supérieur, maître Tsunade engage des junnins venant des quatre coins du monde pour remédier à ce problème.
- Je vois. Et qu'est-ce qui t'a poussé à venir ?
- Elle est trop curieuse.
- Je suis d'accord, pensai-je.

______Je me levai et avançai lentement vers la sortie. Sans poser d'autres questions, elle me regardait partir.
______Une fois dehors, j'inspirai profondément et soufflai. Je marchais dans la place écrasée de soleil - complètement déserte - et pu remarquer que le ciel avait pris des teintes variant de l'orange au doré. J'avais donc dormi jusqu'en fin d'après-midi !

- Tu dois avoir de bonnes grosses cernes sous les yeux, maintenant.
- Oh, ça va, hein !

______Je parcourais chaque coins et recoins du village, lorsqu'un lieu isolé du reste attira mon attention.
______Des poutres de bois encerclaient plusieurs maisons, et les feuilles mortes qui tapissaient le sol montraient à quel point ce territoire semblait abandonné de tous. Plusieurs éventails étaient dessinés sur les murs, et quelques éventuelles tâches de sang figuraient près des fontaines marbrées qui ruisselaient encore. Je franchis la barrière qui clôturait l'entrée puis m'avançai vers une demeure qui semblait inhabitée, comme toutes les autres d'ailleurs.

- De quel droit penètres-tu chez les gens sans permission ?
- Tais-toi. Ca sent le crime à plein nez.
- Des dizaines d'âmes tourmentées reposent, ici. Je n'aime pas ça.
- Je sais, tu préfères celles qui sont fortes, et les avaler lorsqu'elles sont encore dans leurs corps.

______Instinctivement, je commençai à gravir les marches des escaliers en bois et m'aventurai clandestinement dans le premier étage. J'avais alors accès à trois pièces. Mais seule l'une d'elles était ouverte.

- Je pensais que personne n'habitait ici.
- Chut.

______J'entrai dans ce qui me semblait être une chambre et fut surprise de voir que tous les meubles et objets étaient couverts de tissus blancs. Sauf que le lit n'était pas fait et que les draps dégageaient une douce chaleur.

- Quelqu'un à dormi ici récemment, déclarai-je.

# Posté le lundi 14 juillet 2008 18:00

Modifié le vendredi 18 juillet 2008 16:41

______Mes doigts redessinaient délicatement les plis du drap encore humide. Non, il n'était pas imprégné de sueur. Mais de larmes. Je me souviens encore de ces nuits blanches, dont les minutes se débobinaient douloureusement, où je m'éclipsai dans une couverture noire et sanglotais en silence. Simplement pour voiler ma faiblesse. Les hoquets qui éclataient au fond de ma gorge se faisaient aussi rapides que les battements de mon coeur. Et lorsque les rayons du soleil courrèrent sur le sol pour enfin se glisser dans le soupirail, m'annonçant une journée aussi désagréable que les précédentes, je pouvais sentir mon drap inondé coller à mon corps frêle. Je ne sais pas si on peut appeler cela, une vie.
______Cette chambre. A mes yeux, elle représentait une boîte qui contenait tous mes souvenirs amers. Ceux qui empoignaient mon coeur, à l'époque. Je tournai les talons pour fuir cette obscurité qui semblait m'anéantir de nouveau. Tout comme les âmes qui erraient autour de mon corps, j'étais tourmentée.
______Lorsque mon pied atterit sur le seuil de la demeure fantôme, un doux craquement retentit. Je reculai puis me penchai pour ramasser un cordon noir, nouant un éventail d'or.

- Quel magnifique pendentif...

______Je l'enfonçai dans la poche de mon sarouel, puis franchis la barrière qui isolait ce lieu morbide pour m'aventurer dans l'allée déserte. Les étoiles tissées dans le ciel s'allumèrent unes à unes autour de la pleine lune. La pleine lune...

- J'ai faim de sang. D'âmes. Je veux des morts. Je veux faire souffrir.

______L'astre qui scintillait au loin ravivait ses pulsions meurtrières. Il voulait massacrer, comme dans son passé. Et par moments, il était capable de prendre le contrôle de mon corps pour satisfaire ses désirs. Malheureusement pour lui, et heureusement pour moi, il pouvait me maîtriser que durant une courte durée. Je ne suis pas née sous la bonne étoile. Non, je suis née sous un ciel pluvieux, balayant les belles choses de ce monde avec ses foudres dévastatrices. Et cette pluie me rappellait souvent les larmes qui fuyaient mes yeux écarlates en courant.
______Si seulement les monstres pouvaient avoir une place sur cette terre...
______Les bars et les boutiques défilaient au rythme de mes pas. Mon regard se posa soudainement sur une banderole.

- "Les mille et une saveurs de Konoha".

______Je poussai le rideau qui bloquait l'accès du bar. Mon regard scruta les environs. Je me mis alors à marcher vers la table du fond, la seule qui était libre, et m'y installai. Un brouhaha intense dévorait ma tête et laissa place à une nouvelle migraine. Mon bras se leva, un serveur vint auprès de moi.

- Une bouteille de saké.

______Il s'en alla, le visage illuminé par la stupéfaction. Cinq minutes plus tard, la bouteille s'écrasa sur ma table. A partir de ce moment, j'ingurgitai des dizaines de verres, avec un douce saveur de mélancolie posée sur les lèvres. Mes pensées se firent de plus en plus confuses. Au fond de moi, je cherchais désespérément à noyer mes souffrances dans chaque gouttes qui glissaient jusqu'au fond de mon estomac. Ce putain de monde, cette putain de vie. Voilà le fond de mes pensées.

- Encore une !

______Le goût de l'alcool persistait sur ma langue, il ne voulait plus me quitter. Au bout du quinzième verre, voyant que je pétais complètement les plombs, le proprio de l'établissement me jeta gentiment dehors. Je m'écrasai sur le sol parsemé de cailloux. Un cri de douleur s'échappa de ma bouche.
______Je me relevai avec difficulté, mes jambes ne tenant plus. Erreur sur erreur, connerie sur connerie, et pourtant, c'est comme ça que je parviens à avancer.

- Hé, toi !

______Mon visage se tourna vers celui qui m'avait interpellé. Un grand homme s'approchait de moi à petit pas, me dévisageant avec un sourire presque effrayant aux lèvres. Ses doigts qui commencèrent à effleurer dangereusement mes joues me firent penser à des couteaux qui tranchaient violemment ma peau.

- Ne me touchez pas ! hurlai-je.
- Ah, ah, ivre comme tu es ! Et tu penses pouvoir me faire quelque chose ? dit-il, en éclatant de rire.

______Sa main droite plaqua mon poignet gauche contre le muret de bois, éclairé par un haut lampadaire.

- Et maintenant, que comptes-tu faire ?

______L'envie de faire couler du sang m'emprisonna dans sa cage de feu. Tant pis, il l'avait bien cherché, après tout.
______Une orbe noire se forma dans ma main, cachée derrière mon dos. Des étincelles s'en échappaient furieusement, comme si elles contenaient toute ma fureur et ma rage.

- Prends ça ! hurlai-je, en lui infligeant ma technique en plein coeur.

______L'inconnu s'écrasa sur le muret de pierre, opposé à celui auquel j'étais adossée, et mourut sur le coup. Ce fut au tour de mon démon d'être gâté. Même ivre, il me restait une part de conscience dans la tête. Je m'approchai de lui, tout doucement, puis posai mon index sur son front.

- Son âme... elle m'appartient !

______Une énergie hors norme pénétra à l'intérieur de mon corps. Le rire sinistre de mon compagnon cognait dans mes pensées. Je n'ai jamais sû comment il s'y prenait pour dévorer les âmes des autres. Cette sensation de légèreté, de liberté, parcourait mes veines à une vitesse affolante. L'impression de défier les lois de l'apesanteur, de quitter la terre ferme, c'était si agréable.

______Les fortes convulsions qui agitaient mon corps cessèrent. Je pus me redresser de nouveau. Et déambuler encore et encore dans les rues sombres et quasiment vides de Konoha. Bruyantes la matinée et morbides le soir. Bizarre, ce village. Des cris au loin retentirent. Quelqu'un a sûrement dû trouver le cadavre. Mais ça m'était bien égal. Ca fera un psychopate de moins.

- Je vais vomir...! dis-je, avant de vider mon estomac au pied d'un arbre.

______Et là, allez savoir pourquoi, j'éclatai en sanglots. Toujours au sol, les ongles plantés dans le sable, les images se faisant de plus en plus floues, la tête prête à éclater, je me mis à hurler ma haine, vider mon sac, tout ce que j'avais en moi. Après m'être relevée, zigzaguant, gauche, droite, j'atteris à nouveau au sol. Et cette fois, je n'eus pas la force de me relever.

*
*__*


______Les rayons éblouissants du soleil cherchaient une entrée à travers mes paupières, qui, mécontentes, se resserraient d'avantage. Au bout d'un court moment, elles abdiquèrent, laissant place à une vue plus que surprenante : un clown était penché sur moi.

- Mon amour pour toi est fort comme l'espoir de la jeunesse ! Epouse-moi et je te protègerai au péril de ma vie.
- Hein ? pensai-je, à peine consciente. Sans blague, une demande en mariage en plein matin ! C'est quoi ce bordel ?

______Je fermai à nouveau mes yeux, espérant sortir de ce cauchemar. Non, vraiment, il y avait de quoi vouloir se suicider sur le coup.

- Toi, pétale de l'amour, fleur de jeunesse et de beauté !
- C'est quoi ce barratin !! hurlai-je, en lui lançant mon coussin dans la figure.
- La passion de la jeunesse me dévore, dit-il, après s'être écrasé au sol.

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 15:57

Modifié le mercredi 23 juillet 2008 17:50